
Boring languages win
L'IA se plante deux fois plus en JavaScript qu'en Java. Le problème c'est pas le modèle, c'est le langage.
Make it work. Make it right. Make it fast.

L'IA se plante deux fois plus en JavaScript qu'en Java. Le problème c'est pas le modèle, c'est le langage.

Les géants de la tech croient que l'IA permet de multiplier la vitesse d'exécution et donc la productivité. Et tout le monde suit.

J'ai cru que c'était la fin du métier. C'était la fin de celui que j'étais.

Personne sait. Alors plutôt que de deviner, j'ai regardé ce qui avait déjà changé dans ma façon de bosser.

Augmenté, ce n'est pas aller plus vite. C'est comprendre plus large et explorer ce qu'on n'aurait jamais eu le temps d'envisager.

Les voix les plus lucides du secteur décrivent un métier qui se transforme. Des penseurs d'il y a un siècle avaient vu venir le même mécanisme.

La prod qui casse, les SaaS qui s'effondrent, et un récit bien pratique pour vendre des formations. Et si on lisait mal la situation ?

Licenciements massifs, offres en chute, contre-signaux. Les données brutes d'un marché en pleine recomposition.

On a dit à une génération entière d'apprendre à coder. Le marché se ferme sous leurs pieds.

L'histoire dit que les devs s'en sortent toujours. Ce qu'elle ne dit pas, c'est que le marché grossissait en même temps.

On rejette l'IA parce qu'elle fait des erreurs. On a inventé le TDD parce que nous aussi. Le vrai sujet c'est ce qu'on n'a pas regardé.

Le code arrive plus vite que la capacité à le relire. La compréhension partagée du système se dilue, une PR à la fois.

Plus le code généré par l'IA s'améliore, moins on le relit. Le muscle du discernement s'atrophie sans qu'on s'en rende compte. Et le piège, c'est de confondre "ça marche" avec "c'est bien".

Si le craft c'est écrire du code propre, c'est une question de temps. Mais le craft c'est pas ça. C'est le soin, le feedback, la discipline, et le poids de ce qu'on construit, qu'aucune IA ne porte.

Dev depuis 2011, et pour la première fois, je ne sais pas où va mon métier. De la peur de l'obsolescence à une nouvelle relation avec l'IA.